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The Palestinian Scene Is the Mirror of the Relation of Regional Forces [La scène palestinienne est le miroir du rapport de forces régional]

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Quiconque nie que la division de la scène palestinienne est fonction du rapport de forces régional préfère se gargariser des vains slogans et prouve qu’il n’a pas la capacité de résister. Certains préfèrent parler à profusion de l’importance de l’unité nationale palestinienne, de l’unité du sang, de l’ennemi commun qui ne distingue pas entre un Arabe et un autre, un Musulman et un autre, mais se cache en même temps des réalités claires qui montent à la surface, en force, de temps à autre, et notamment au cours des crises.

La crise financière que vit actuellement la Palestine n’est pas uniquement un acte irresponsable de l’Occident, mais exprime clairement une volonté de faire plier les bras dans la région arabo-musulmane. Il ne s’agit pas d’exprimer la colère occidentale contre le peuple palestinien parce qu’il a choisi ceux qui sont accusés de terrorisme, mais il exprime aussi la colère de certains palestiniens et arabes au sujet de la situation en Palestine. Les élections ont constitué une nouvelle balle entre les mains de ceux qui sont hostiles aux Etats-Unis et à Israël et par conséquent, il s’agit d’une nouvelle balle qui n’est pas dans l’intérêt des forces soutenant les Etats-Unis et Israël et leurs alliés, et également ceux qui gravitent autour. C’est pourquoi certains secteurs palestiniens, des Etats arabes et des banques arabes participent au blocus financier imposé contre le peuple palestinien, le but étant de faire tomber le gouvernement du Hamas.

Personne ne peut nier que des Palestiniens participent au blocus contre les Palestiniens, et qu’il y a des Palestiniens qui encouragent les grèves des fonctionnaires palestiniens protestant contre le non paiement des salaires, et ce sont les mêmes qui incitent les Etats occidentaux à ne pas envoyer de l’argent. Ils encouragent la grève et empêchent que l’argent arrive aux grévistes. Ces Palestiniens constituent une partie de l’équation du conflit ou de la concurrence dans la région dont les traits commencent à surgir depuis quelque temps.

Actuellement, il y a un axe non déclaré qui englobe le Hizbullah, la Syrie, l’Iran et quelques organisations de la résistance palestinienne, et un autre qui rassemble les Etats-Unis, Israël, des Etats arabes et quelques organisations palestiniennes. Ces deux axes assistent depuis quelques années à un rejet réciproque qui s’est exprimé lors de la sixième guerre contre le Hizbullah. Et les élections palestiniennes sont venues pour embraser le feu face à l’axe américano-israélien.

Il est clair que la région se dirige rapidement vers une polarisation, et plusieurs Etats arabes commencent à prendre place dans ces pôles. Sur la scène palestinienne, il y a une importante conscience populaire vis-à-vis des changements dans les rapports de force, plusieurs organisations étaient déjà prêtes à cette polarisation, et beaucoup de palestiniens ont tranché leur position et attitude.

Il est vrai qu’il y a des discussions palestiniennes au sujet de la constitution d’un gouvernement d’unité nationale et des moyens nécessaires pour lever les obstacles à l’arrivée des aides financières occidentales au peuple palestinien, mais celui qui examine les bases de ce gouvernement promis trouvera qu’il est inconsistant. Le gouvernement promis se base sur le document de l’entente nationale palestinienne qui regorge de contradictions, comme l’appel à la reconnaissance de la légalité internationale et à la résistance sous toutes les formes. Hamas s’accroche aux textes qui concordent avec son programme et Fateh s’accroche avec ce qui lui semble bon, et le gouvernement reste ainsi suspendu par les interprétations contradictoires, ce qui signifie que le gouvernement ne pourra pas durer s’il est constitué.

Il y a un regard international et régional qui surveille, juge et coordonne avec la partie palestinienne qu’il approuve. Les Etats-Unis et ses alliés ne sont pas satisfaits de la longue vie du gouvernement du Hamas qui devait, selon eux, tomber dans les deux ou trois mois après sa formation, et l’Iran et la Syrie souhaitent que le Hamas poursuive ses tactiques politiques réussies afin que la scène palestinienne reste hors de la volonté américano-israélienne. Les deux parties palestiniennes ne sont pas séparées des autres éléments de l’équation régionale, mais sans signifier qu’elles sont des outils entre les mains des autres. Des Palestiniens comme les libéraux se considèrent comme faisant partie de la civilisation occidentale, et ont hâte que le conflit arabo-israélien se termine selon la vision américano-israélienne, et il y a des Palestiniens comme les religieux qui se considèrent comme faisant partie de la civilisation arabo-musulmane, et que le Musulman à Karachi, à Téhéran ou à Damas est un frère qui participe à l’affrontement contre l’invasion américano-israélienne.

Ce qui signifie que les éléments qui soutiennent les parties palestiniennes ne sont pas seulement palestiniennes et que la décision de toute partie ne se prend pas en dehors de sa propre vision des choses dans la région. Chaque partie se trouve en fin de compte en coordination directe ou indirecte, matérielle ou morale, avec ceux qu’elle considère comme étant ses alliés dans la région. Si un regroupement palestinien se réalisait sans traduire le rapport actuel des forces dans la région, il se trouvera hors du cadre de la concurrence entre les forces, et il se transformera en regroupement local soumis à la concurrence régionale, et la question palestinienne deviendra une question pour ceux qui luttent hors du cadre du regroupement local.

La question palestinienne n’est plus une question seulement palestinienne, du point de vue pratique. La scène arabe s’était remplie auparavant de slogans affirmant l’arabité de la question palestinienne et la responsabilité des Arabes, mais elle n’avait pas trouvé un terrain propice à son acuité.  Mais les choses semblent différentes actuellement, puisque les slogans partent précisément de Téhéran ou du Hizbullah, et elles sont concrétisées par des préparatifs militaires sérieux qui sont apparus au sud du Liban. Ce sérieux du défi à Israël rendra les forces palestiniennes marginales, si elles décident de rester hors de l’équation. Pour ces raisons, la scène palestinienne restera dans une polarisation importante, entre ceux qui veulent aller dans la voie du défi régional, et ceux qui donnent l’illusion au public qu’ils défendent la décision nationale palestinienne indépendante.

Cette polarisation s’est clairement exprimée au sujet de la victoire du Hizbullah : il y a des Palestiniens qui discutent avec force, même plus que Samir Geagea, affirmant que le Hizbullah a été défait au sud, et il y a d’autres qui considèrent que la victoire du Hizbullah est le début de la fin d’Israël.

Whoever denies that the division of the Palestinian scene is a function of the relation of regional forces is one who prefers to mouth vain slogans and proves that he does not have the capacity to resist. Some are happy to go on and on about the importance of Palestinian national unity, the unity of blood, the common enemy who does not distinguish between one Arab and another, one Muslim and another, but at the same time hides clear realities that rise to the surface, forcefully, from time to time, particularly during crises.

The financial crisis that Palestine has witnessed is not only an irresponsible act of the West but clearly expresses a will to make people fold their arms that exists within the Arab-Muslim region. It is not merely an expression of Western anger against the Palestinian people because they chose those who are accused of terrorism, but it is also an expression of anger of certain Palestinians and Arabs about the situation in Palestine. The elections constituted a new weapon in the hands of those who are hostile to the United States and Israel, and, consequently, the new weapon is not in the interest of the forces supporting the United States and Israel and their allies and also those who revolve around them. That is why certain Palestinian sectors, the Arab states, and the Arab banks take part in the financial blockade imposed on the Palestinian people, the goal being to make the Hamas government fall.

No one can deny that Palestinians take part in the blockade against the Palestinians and that there are Palestinians who encourage strikes of Palestinian civil servants protesting against non-payment of wages, and they are the same ones who prod the Western governments not to send money. They encourage strikes and prevent the money from reaching strikers. These Palestinians constitute a part of the equation of the conflict or competition in the region whose features have been beginning to emerge for some time.

Currently, there are undeclared axes: one that includes Hizbullah, Syria, Iran, and some organizations of the Palestinian resistance; and another that gathers the United States, Israel, the Arab States, and some Palestinian organizations. These two axes have been, for several years, present at a reciprocal rejection which was expressed at the moment of the sixth war against Hizbullah. And the Palestinian elections are in a position to fuel the fire the American-Israeli axis.

It is clear that the region is moving rapidly towards polarization, and several Arab states are beginning to take their positions in these poles. In the Palestinian scene, there is an important popular awareness of the changes in the relations of force, several organizations were ready for this polarization to begin with, and many Palestinian have defined their position and attitude.

It is true that there are Palestinian discussions about the establishment of a national unity government and what must be done to lift the obstacles to the arrival of Western financial aids to the Palestinian people, but those who examine the foundations of this promised government will find that they are fragile.  The promised government is based on the Palestinian National Accord document which abounds in contradictions, like the call for recognition of international legality and for resistance by any means. Hamas clings to the texts that agree with its program and Fateh clings to what looks good for the organization, and the government remains thus suspended between contradictory interpretations, which means that the government won’t last if it is set up.

There is an international and regional eye which supervises, judges, and coordinates with the Palestinian party that it approves. The United States and its allies are not satisfied with the long life of the Hamas government which, according to them, should have fallen in two or three months after its formation, and Iran and Syria wish that Hamas will continue its successful political tactics, so that the Palestinian scene will remain outside the American-Israeli will. The two Palestinian parties are not separated from the other elements of the regional equation, though that doesn’t mean that they are tools in the foreign hands. There are Palestinian liberals, who consider themselves to be part of the Western civilization and are in a hurry to end the Arab-Israeli conflict according to the American-Israeli vision; and there are religious Palestinians, who regard themselves as part of the Arab-Muslim civilization and who believe that Muslims from Karachi, Teheran, or Damascus are brothers who participate in the confrontation with the American-Israeli invasion.

In other words, the elements that support the Palestinian parties are not solely Palestinian. and the decision of each Palestinian party is not made in separation from its own vision of the region. Each party is, in the final analysis, coordinated — directly or indirectly, materially or morally — with those who it regards as its allies in the region. If a Palestinian regroupment is carried out without transforming the current relation of forces in the region, it will be outside the framework of competition between the forces, so it will be transformed into local regroupment subject to regional competition, and the Palestinian question will become a question for those who fight outside the framework of the local regroupment.

The Palestinian question is no longer a solely Palestinian question, from the practical point of view. The Arab scene was filled before with slogans affirming the Arabness of the Palestinian question and the responsibility of the Arabs, but it was unable to find a terrain favorable to its acute conscoiusness. But things now seem different, precisely since the slogans come from Teheran or Hizbullah, and they are concretized by serious military preparations which became visible in the south of Lebanon. The seriousness of this challenge to Israel will make the Palestinian forces marginal if they decide to remain outside the equation. For these reasons, the Palestinian scene will remain one of momentous polarization, between those who want to follow the path of the regional challenge, and those who give the public an illusion that they defend the independent Palestinian national decision.

This polarization was clearly expressed on the subject of the victory of Hizbullah: there are Palestinians who, even more forcefully than Samir Geagea, assert that Hizbullah was defeated in the south, and there are others who consider that the victory of Hizbullah is the beginning of the end of Israel.



Abdul Sattar Kassem is Professor of Political Science at the An-Najah National University (Nablus). The original in Arabic was published by ar-Rasid pour la documentation médiatique. The French translation (which transliterated his name as Abdel Sattar Qasim) was provided by the Centre d’Information sur la Résistance en Palestine on 4 December 2006. Translation by Yoshie Furuhashi (@yoshiefuruhashi | yoshie.furuhashi [at] gmail.com).

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