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Olivier Besancenot Speaks [Déclaration d’Olivier Besancenot]

Près d’1,5 million d’électeurs et d’électrices se sont rassemblés autour de ma candidature.  C’est 280 000 de plus par rapport à 2002.  Malgré la pression du « vote utile » qui dans les dernières semaines a servi de seul programme à la campagne de Ségolène Royal, plus de 4,1% d’électeurs ont porté leurs suffrages sur mon nom.  C’est un encouragement précieux pour les luttes de demain.  Merci à celles et ceux qui viennent de voter pour moi.  Nous avons réussi ensemble dans cette campagne, au-delà de notre score, à répondre aux attentes sociales de la population.  Pour le droit à l’emploi, l’augmentation du pouvoir d’achat ou encore le droit au logement. . . .  Le SMIC à 1500 euros net, l’augmentation de tous les revenus de 300 euros nets, la réquisition des logements vides, l’interdiction des licenciements et la lutte contre les discriminations ; autant de questions désormais installés dans la société et dans le monde du travail ; autant de mobilisations à venir pour faire entendre notre voie et notre force.

Nicolas Sarkozy est donc en tête et qualifié au second tour face à Ségolène Royal.  La droite vient depuis cinq ans de mener une politique de démolition systématique de nos conquêtes sociales, et Sarkozy veut appliquer désormais à la société française le traitement de choc du MEDEF.  C’est à dire plus d’inégalités, plus d’injustices et moins de libertés.  Le Pen est exclu de la compétition et c’est une excellente nouvelle.  Mais Sarkozy a mené une campagne extrêmement réactionnaire. Chassant sur les terres du FN, cet homme et son programme sont un danger majeur immédiat.

Personne n’est propriétaire de ses voix et chacun, chacune est évidemment libre de son vote le 6 mai.  Mais depuis cinq ans la LCR combat la politique de Chirac et de ses premiers ministres dans la rue comme dans les urnes.  C’est en ce sens que je vous appelle le 1 mai à manifester dans toutes les villes de France pour les mesures d’urgence sociales que j’ai défendues dans cette campagne et contre le projet antisocial de Sarkozy.  Contre cette droite arrogante, le deuxième tour prend nécessairement l’allure d’un referendum anti-Sarkozy pour tous ceux et celles qui entendent résister à sa politique.  Le 6 mai nous serons du côté de ceux et celles qui veulent empêcher Nicolas Sarkozy d’accéder à la présidence de la république.  Il ne s’agit pas de soutenir Ségolène Royal mais de voter contre Nicolas Sarkozy.

Face à cette droite dure, le parti socialiste et sa candidate ne sont pas en effet à la hauteur.  J’ai proposé tout au long de cette campagne une redistribution des richesses.  Je constate que ce n’est pas le projet du PS qui se situe sur le même terrain que la droite en acceptant le libéralisme et ensaluant les profits des grandes entreprises.  Même sur le terrain du patriotisme et du nationalisme, le PS cherche à rivaliser avec la droite. sur le terrain du patriotisme et du nationalisme.  C’est pourquoi la LCR ne se situe pas en soutien à Ségolène Royal.

J’appelle celles et ceux qui se sont reconnus dans nos propositions à se regrouper pour qu’ensemble nous puissions créer une force susceptible de les défendre dans les mobilisations sociales.  Quelle que soit la présidence qui sortira des urnes le 6 mai, il faudra continuer à s’opposer aux politiques libérales et la LCR continuera à oeuvrer pour l’unité la plus large possible dans les luttes à venir.  Et ce, si Sarkozy devait malheureusement l’emporter le 6 mai, mais également si Ségolène Royal était élue afin qu’elle connaisse une opposition à sa gauche et pas seulement à sa droite.

Nous avons besoin d’une nouvelle force anticapitaliste.  Pour être utile comme nous l’avons été ces cinq dernières années dans les luttes et les résistances en s’appuyant sur la nouvelle génération politique qui émerge après les mobilisations contre le CPE, dans les banlieues et dans les entreprises.  La LCR vous propose de construire ensemble cette force capable de combattre le capitalisme et d’offrir l’espoir qu’un autre monde est possible.

Paris le 22 avril à 20h30.

Nearly 1.5 million voters rallied around my candidacy.  That’s 280,000 more than in 2002.  Despite the pressure for the “useful vote” which for the last several weeks has served as the only program of the campaign of Ségolène Royal, more than 4.1% of voters cast their votes for my name.  It is an invaluable encouragement for the struggles of tomorrow.  I thank those who just voted for me.  We succeeded together in this campaign, beyond our score, to respond to social expectations of the population.  For the right to employment, an increase in purchasing power, or the right to housing. . . .  The net minimum wage [salaire minimum interprofessionnel de croissance, SMIC] of 1,500 euros, an increase in all the net incomes of 300 euros, the requisition of vacant houses, the prohibition of dismissals, and the fight against discriminations — as many questions now located in society and the world of work, as many mobilizations to come to make our choice and our force count.

Nicolas Sarkozy is now in the lead and is qualified for the second round facing Ségolène Royal.  The Right has come, over the last five years, to follow a systematic policy of demolition of our social conquests, and Sarkozy now wants to apply the shock treatment of MEDEF [Mouvement des entreprises de France — the largest union of employers in France] to French society.  That is to say, more inequalities, more injustices, and less freedoms.  Le Pen is eliminated from competition, and that is excellent news.  But Sarkozy conducted an extremely reactionary campaign.  Hunting on the grounds of the FN [Front National — National Front], this man and his program are an immediate major danger.

No candidate owns his votes, and each is obviously free to cast his or her vote on 6 May.  But, for five years, the LCR [Ligue communiste révolutionnaire, Revolutionary Communist League] has fought the policy of Chirac and his Prime Ministers in the street as well as at the ballot boxes.  It is in this sense that I call on you on 1 May to demonstrate in all the towns of France for the urgent social measures that I defended in this campaign and against the antisocial project of Sarkozy.  Against this arrogant Right, the second round necessarily takes the form of an anti-Sarkozy referendum for all those who intend to resist its policy.  On 6 May, we will be on the side of those who want to prevent Nicolas Sarkozy from attaining the presidency of the republic.  It is not a matter of supporting Ségolène Royal but voting against Nicolas Sarkozy.

Confronting this hard Right, the Socialist Party [Parti Socialiste — PS] and its candidate are indeed not equal to the task.  Throughout this campaign I proposed redistribution of wealth.  I note that it is not the project of the PS which is located on the same ground as the Right accepting liberalism and hailing the profits of big companies.  Even on the ground of patriotism and nationalism, the PS seeks to compete with the Right, on the ground of patriotism and nationalism.  That is why the LCR’s position is not support for Ségolène Royal.

I call on those who recognized themselves in our proposals to regroup, so that together we can create a force capable of defending them in social mobilizations.  Whatever presidency emerges from the ballot boxes on 6 May, it will be necessary to continue to oppose liberal policies, and the LCR will continue to work toward the broadest possible unity in the struggles to come.  Then, if Sarkozy is unfortunately to carry the presidency on 6 May, but also if Ségolène Royal gets elected, she will know that there is an opposition to her left and not only to her right.

We need a new anti-capitalist force, to be useful as we have been for the last five years in the struggles and resistances, based on the new political generation who emerges after the mobilizations against the CPE [contrat première embauche, first employment contract], in banlieues and inside companies.  The LCR proposes to you to build together this force that is capable of fighting capitalism and offering the hope that another world is possible.

Paris, 22 April, 20h30.


This statement was published on the Web site of Olivier Besancenot.  Translation by Yoshie Furuhashi (@yoshiefuruhashi | yoshie.furuhashi [at] gmail.com).

 

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